MEOUNES LES MONTRIEUX
En allant promener dans la forêt de Montrieux j'ai découvert ce mémorial très modeste. Il s'agit d'une fontaine toute simple devant laquelle se réunirent le colonel de Linarès, le 3eme régiment des tirailleurs Algériens et une section du 83eme Génie pour décider de libérer mon village "LE REVEST-LES-EAUX", et d'investir TOULON. Cette fontaine se trouve en face l'entrée du Monastère de Montrieux et au dessus on peut lire : JUSQU'A LA MORT. Autour de cette fontaine, l'après-midi du 19 Août 1944 le Colonel de Linarès rassembla le 3eme tirailleurs Algériens et une section du 83eme Génie pour, guidé par la résistance locale, traverser le massif du Siou Blanc de nuit afin de libérer dès le petit matin LE REVEST, puis investir TOULON. Les tirailleurs de Linarès ont investi la région de Belgentier, Montrieux le Jeune et entrepris de grimper sur le massif désertique du Grand Cap. Les guides de la colonne sont des F.F.I. ainsi que l’enseigne de vaisseau Sanguinetti, parachuté en France, et quelques moines du couvent de Montrieux. L’itinéaire est malaisé à suivre dans les garrigues collinaires ; aussi, le commandant de Rocquigny (1er Bataillon) fait dérouler de temps en temps du papier hygiénique (made in U.S.A.) pour marquer la route. "Un véritable rallye-paper", écrira-t-il dans son compte-rendu. Le 20 Août à 9h 30, deux compagnies du 3e Bataillon (commandant Ruault) dévalent sur le Revest-les-Eaux. La surprise est totale, la Feldgendarmerie allemande fait tranquillement son marché. Le village est enlevé après un accrochage, auquel participent des F.F.I. Au Sud, les Allemands se ressaisissent. Ils tiennent le hameau de Dardennes, la Chapelle des Moulins et surtout, énorme obstacle, la Poudrière de Saint-Pierre. Le 1er Bataillon, lui, est passé entre le Mont Caume et le Baou de Quatro Ouro, ces sommets caractéristiques du Nord-Ouest toulonnais. Il s’empare du carrefour Quatre-Chemins des Routes et isole la Poudrière qui résiste toujours. Derrière le Faron, la lutte est ardente, le hameau de Dardennes conquis le 20 après-midi par la 10e Compagnie du 3e R.T.A. doit être évacué dans la soirée sous la pression ennemie ; il sera repris le lendemain. Tirailleurs et Chocs s’emparent du Château de la Ripelle. Chars, Commandos et Tirailleurs s’infiltrent par petits groupes, dans le tissu urbain. Montrieux est chronologiquement la huitième Maison de l’Ordre. C’est sur la demande expresse de Raimond, moine cassianite de l’abbaye de Saint-Victor et Evêque de Marseille, et avec l’accord de Guillaume, Evêque de Toulon, que l’an de grâce 1137 vit apparaître en Provence les cinq premiers ermites venus de ce qu’on appellera bientôt « la Grande Chartreuse » : Il ne reste rien des bâtiments primitifs, Montrieux n’ayant pas été épargné au cours de ses neuf siècles d’existence par les guerres, les pillages, les destructions et autres adversités ; mais le Monastère s’élève toujours au même emplacement, et il est bien probable que le plan actuel reste à peu près celui de la construction du XIIème siècle. Le Gapeau petit fleuve aux apparences tranquilles mais qui peut, lors de fortes pluie, facilement déborder. Dans la forêt de Montrieux on trouve des houx (Hilex Aquifolium) qui, à cette époque de l'année, sont encore garnis de baies rouges.


·On leur fit don d’un domaine, d’abord modeste, solitaire, forestier, riche en sources et en ruisseaux ( d’où son nom de Montrieux « Mons Rivi », le mont du ruisseau) dans les environs de Toulon, sur le territoire de la commune actuelle de Méounes-les-Montrieux. Selon les mœurs de l’époque, les seigneurs des alentours, pour manifester leur estime à la fondation nouvelle, la dotèrent de terrains et autres avantages, qui permirent aux Moines de se stabiliser en ce lieu.
Cet ordre est un des plus austères : les religieux observent une clôture perpétuelle, un silence presque absolu, de fréquents jeûnes et l'abstinence entière de viande; ils ne reçoivent la visite de leur famille que deux jours par année. Ils portent une robe de drap blanc, serrée avec une ceinture de cuir, et un scapulaire avec capuce du même drap, appelé cuculle. Ils portent toujours le cilice maintenu à la taille par une corde appelée lombar. 






Un ancien pont.